Tuesday, October 13, 2009

Merci

Grâce à la générosité de tous ceux qui ont contribué à ce projet nous avons pu subventionner le projet de recherche sur «L’homéostasie du fer : une nouvelle cible thérapeutique dans les leucémies aigues myeloblastiques » du professeur Etienne Paubelle à l'unité de recherche CNRS UMR 8147 de l'hôpital Necker dont vous trouverez une description ci-dessous.

Merci à tous ceux qui ont participé à cette collecte, merci à tous ceux qui se sont inscrits sur le fichier des volontaires, merci à tous ceux qui ont suivi ce beau voyage et qui l'ont relayé.

"Les leucémies aiguës sont dues à la prolifération anormale de globules blancs immatures dans la moelle osseuse et pouvant circuler dans le sang. Malgré de constant progrés, ces pathologies, avec les chimiothérapies actuelles en dépit de lourds effets secondaires, demeurent de mauvais pronostic. Le fer est un élément essentiel dans la croissance cellulaire. Développer de nouvelles voies thérapeutiques alternatives est un enjeu majeur pour tous les patients. Des travaux préliminaires ont montré l’importance du métabolisme du fer au sein des cellules leucémiques. Celles-ci sont plus sensibles à la privation en ce métal que les cellules saines. Mieux caractériser les mécanismes de cette sensibilité à la carence en fer des cellules leucémiques ouvre la voie à des traitements inovants et bien tolérés.

Notre équipe a montré qu'en privant les cellules leucémiques de fer soit à l'aide de chélateurs, soit à l'aide d'un anticorps bloquant son entrée dans les cellules, celles-ci cessent de proliférer, se différencient, et, à terme, meurent. Nous essayons de comprendre quels sont les mécanismes incriminés dans ces phénomènes. Nous travaillons à la fois sur les protéines et les gènes impliqués dans la mort par privation martiale chez les cellules leucémiques et testons l'association de chélateurs du fer tels que la deferoxamine ou le deferasirox, médicaments communément prescrits, en association avec un autre agent différenciant tel que la vitamine D sur des cellules."

Tuesday, October 6, 2009

Epilogue: sittin' on the dock of the bay

Quelques problèmes logistiques pour notre premier jour sans rouler à San Francisco. Julia, la nièce de mon cousin Jean-Philippe, m'a apporté ma housse à vélo pour que je puisse le prendre dans l'avion. Gerry lui essaye de faire tenir le sien dans une boîte de toute évidence trop petite pour le ramener au Connecticut.



Il est temps de s'asseoir et de profiter de cette ville qui est l'endroit que je préfère aux Etats-Unis. Et pour ceux qui voudraient faire cette traversée. Voici quelques tuyaux:
Long distance on a bicycle? Tips, my humble experience...

* Chariot ou paniers ?
En croisant mon expérience avec celle de Gerry je dirais que le chariot est un bon choix. même si les paniers semblent plus légers ils demandent un porte-bagage très solide et souvent plus lourd et la roue arrière en souffre.
- le chariot est plus bas, plus aérodynamique, facile à détacher et plus pratique pour ranger ses affaires.
- Pensez quand même bien à vous entrainer un peu avant le départ car la conduite avec un chariot demande un peu d'adaptation.

* Pneus, chambres à air et roues
Pour les roues j'avais tout faux. Gerry a crevé 3 fois sur la route, moi 25! La roue avant supporte moins de poids que la roue arrière mais il est bon de prévoir une paire de pneu de rechange car il peut être très difficile de trouver le bon modèle en cours de route.
En plus mon vélo hybride m'éloignait des modèles standards qui auraient facilité l'approvisionnement.

* Behind the stage...
Prendre une crème apaisante peut s'avérer utile à la longue. Gerry utilisait Bag Balm pour sa peau délicate. J'avais opté pour Nivea creme

* S'entrainer avant, après ?
Je ne me suis pas entrainé avant le départ: ce n'est pas une course. Mais l'entrainement en condition réelle permet de bien savoir où on met les pieds et surtout de n'emporter que le strict minimum. On prend toujours trop de choses. Une fois arrivé il est iùmportant de continuer un peu, même doucement pour eviter des problèmes de circulation.



* Sécurité
Le petit drapeau derrière mon chariot m'a rendu plus visible, mais on peut aussi en mettre directement sur le vélo. Les vêtements et accessoires fluorescents sont aussi bien pratiques.

'East to West' or 'West to East'?

Un des principaux commentaires qu'on nous a fait est que nous aurions du rouler d'ouest en est et non l'inverse car les vents dominants nous auraient poussé au lieu d'arriver de face.
Mais outre que nous n'étions pas interessé par le fait de rendre la chose facile, mais de faire un trajet qui avait un sens pour moi: la direction dans laquelle ce pays s'est construit. Et la difficulté que rencontre le cycliste lui rappelle à une échelle dérisoire celles qu'avaient connues les pionniers.

Et puis comme le soulignait Gerry il est utile de démarrer lentement dans les grandes plaines du mid-west avant de s'attaquer aux montagnes rocheuses.

C'est aussi assez agréable de partir de New York City et de traverser les villes à l'européenne puis, progressivement, de traverser la campagne et les grands espaces, avec des espaces de plus en plus ouverts et désertiques.

Et c'est surtout merveilleux d'aboutir à San Francisco.



"Ooo, I'm just sittin' on the dock of the bay
Wastin' time"

Faire équipe

Faire la route avec Gerry a vraiment été fantastique. D'abord d'un point de vue cycliste les routes en Californie sont dures et je me sentais plus à l'aise de ne pas être tout seul. Nous avons aussi roulé en alternance, chacun suivant l'autre à son tour pour amortir le frein du vent du sud qui souffle assez hardiment par ici.

Mais surtout on s'est bien amusé avec Gerry, ses amis et sa famille. Donna et Dan à Sacramento, Julio et Tracy à Discovery Bay, John ici à San Francisco. Mille mercis à lui et à ses amis.

Hier nous avons traversé le pont vers lequel nous avions roulé pendant neuf semaines.


Quelle belle manière pour un ermite barbu de retourner à la civilisation. Voici un aperçu de notre itinéraire:



En clair et en chiffres:

- 9 semaines précisement pour aller de New York City à San Francisco (63 jours en comptant les jours de repos)
- exactement 6,500 km parcouru, soit 4,040 miles
- 334 heures et 29 minutes sur le vélo
- durée moyenne d'une étape: 103 km
- 25 roues à plat
- 3 nouvelles roues
- plus de 2000 photos prise
- population de la plus petite ville traversée: 2 habitants
- Nombre d'Etats parcourus: 12
- Souvenirs: innombrables

Le vélo, l'espèce de petite carriole et le cycliste sont en pleine forme et vont devoir continuer à rouler un peu dans les jours à venir pour ne pas arrêter trop brutalement.

Merci à vous tous pour m'avoir soutenu dans cette route et en cela d'avoir indirectement soutenu Theophile sur son chemin. Il a encore des étapes difficiles devant lui et nous lui souhaitons tous beaucoup de courage.

Gros bisous à ma mascotte, Théophile.

Message pour Théophile

Coucou mon Theophile!
Voilà un petit message pour toi en Français... J'espère que tu pourras l'entendre malgré la mauvaise qualité du son.




Bon courage mon bonhomme, bisous et à bientot!

Notre comité d'accueil

Nous voulions atteindre le pont avant midi. Le comté de Marin est assez bien équipé pour les vélos et, par un dimanche matin, on se croirait sur une autoroute à vélo depuis Novato jusqu'à Sausalito. Le secteur est un peu pentu lui aussi, en plus nous nous perdons encore un peu et malgré l'achat d'une carte nous poitons avec rès d'une heure de retard.
http://1.bp.blogspot.com/_Ebm7FJdHdgs/Sn-o1wm4WuI/AAAAAAAAA_g/Dv6jMq1NKTw/s1600-h/090809+Golden+Gate+-+Celebrating+it+(1).JPG"> style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368194922383432418" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_Ebm7FJdHdgs/Sn-o1wm4WuI/AAAAAAAAA_g/Dv6jMq1NKTw/s320/090809+Golden+Gate+-+Celebrating+it+(1).JPG" />
Enfin nous y voilà, de l'autre coté du pont, à San Francisco. Nous passons un long moment à savourer le moment, en buvant du champagne avec Julio, John et des passants inconnus. Nous admirons le paysage du Golden Gate qui émerge de la brume.


Tuesday, August 18, 2009

Dernière montée

Le paysage est très plat et sec tandis que nous progressons par l'est de la baie pour atteindre les vignes de la Napa Valley e Sonoma au nord. L'ascencion du jour s'appelle "Le pont de John A. Nejedly". Il est raide, en plein vent et avec une ciculation importante.

A nouveau il n'y a ni trottoir ni piste cyclable ce qui nous a toujours posé problème en Californie, alors que nous pensions que cet Etat serait plutôt un des mieux équipés pour les vélos.
Enfin, nous sommes quand même arrivés de l'autre coté alors que le soleil se couchait sur Napa Valley...

Détour par Discoyery

Gerry a prévu un petit détour pour aller à Discovery Bay où deux de ses amis, Julio et Tracy, habitent. Curiseusement ce jour-là le vent du sud soufflaiet assez fort le matin, puis il s'est calmé vers midi avant de reprendre ensuite mais depuis l'ouest.

Notre chemin nous a conduit jusqu'à un endroit incroyable avec des maisons construites sur ce qu'ils appellent "Sacramento-San Joaquim river delta". Là ou les deux rivières se rencontrent et forment un dédale de petits bras d'eau qui serpentent, jusqu'à la baie de San Francisco.
Julio et Tracy habitent sur un de ces ruisseaux. Nous rencontrons chez elle Amy et Stewart qui sont d'autres amis de passage.

Nous avons eu un dîner très agréable. Confortablement installés sur leur terrasse à regarder passer les bateaux en racontant nos anecdotes de voyage à Stewart qui pense monter un projet comme le nôtre.

Quelques contes

Le petit déjeuner est un des meilleurs moments de la journée : crêpes, saucisses, œufs et café sont particulièrement bienvenus avant un bon trajet. Nous partageons nos histoires et anecdotes avec la serveuse et quelques retraités installés là chaque matin.



Nous devons nous lever tôt ce matin, car nous voulons atteindre Sacramento ce soir, à 85 miles de Chico. Des connaissances de Gerry doivent nous héberger ce soir, et nous devons rester dans les temps. Ce que nous avons réussi, arrivant un peu avant 07:00 du soir, malgré un trafic intense sur la seconde partie de l'autoroute 99, un fort vent su sud toute la journée, la poussière et la sécheresse… et deux pneus à plats.

Et nos efforts ont été récompensés par la généreuse hospitalité de Donna & Dan, au sud de Sacramento! Super diner, agréables compagnie et bavardages! Gerry adore raconter ses histoires, particulièrement celle sur la dispute qu'il a eue avec Apple à Des Moines IA , pour embêter Dan qui travaille pour eux depuis 1992.



Douches, linge, nous devons être d'attaque pour demain. Merci à Donna & Dan pour m'avoir hébergé, sans oublier Max le chien.

Note: aujourd'hui j'ai dépassé les 6,000 km parcourus depuis NYC.

Monday, August 17, 2009

Pédaler Amok *

La vieille route 99 nous descend de Red Bluff à Orland, à travers quelques lieux secs, dans l'herbe jaunâtre et quelques rares arbres, à travers par les plantations irriguées , les pins et les eucalyptus, pourtant avec un peu de vent du sud-est dans le visage (vous noterez que le vent est toujours dans le visage).



En arrivant à Orland, nous avons rencontré au autre cycliste au long court. Son équipement et son vélo semblent particulièrement peu sophistiqués,comme s'il partait pour un week-end.

- "Où allez vous ?" nous hurle t'il de l'autre coté de la route.
- "San Francisco... et vous ?"

Il a commencé en mai, de l'état Washington et va jusque San Diego. Il va maintenant de nouveau vers le nord et veut atteindre Salt Lake City... et d'autres villes comme Denver, Saint Louis, puis retourner dans le Michigan en Octobre.



Derrière son vélo, un signe indique "voyage à vélo pour la vie, aidez à empêcher le suicide des adolescents". Il nous parle de sa femme qui est morte d'un cancer et d'Angela, une de ses filles, qui a décidé de la suivre. Il me tend une brochure qui fini sur ces mots: "Merci de sponsoriser ma cause ou de faire un don à toute association qui s'occupe des enfants. Nous pouvons faire la différence. Merci de faire partie de mon voyage".

* Note du traducteur : voir la référence à AMOK de S. Zweig.....

La vallée de Sacramento

Ce soir, nous sommes arrivés dans la vallée de Sacramento, dont la rivière va nous conduire à la ville éponyme, d'où est partie la fièvre de l'or en 1849.



Bien que l'on ne se sente pas encore en Californie à regarder le paysage, nous savons que nous en avons fini avec les Rocheuses et l'odeur de feu de bois aujourd'hui. Nous en avons également fini avec la route étroite et sinueuse qui nous a descendu de 4,500 ft à 500 ft vers Redding. Nous en avons fini (du moins nous l'espérons) avec ce traffic routier de dingue sur l'autoroute 299, où nous avons tutoyé de très près plus de voitures et de camions en 21 miles entre Montgomery Creek et Bella Vista quen durant les 3,500 miles pour y arriver.



Nous voila enfin dans la célèbre vallée de Californie!

Thursday, August 13, 2009

A gauche toute !

Se souvenir du chemin. Aller tout droit vers l'ouest et une fois arrivé en Oregon tourner à gauche vers San Francisco. C'était cette semaine à Riley. On m'avait recommandé de ne pas rater le croisement. Il y a un magasin et un petit bureau de poste en face.

Même si il me reste encore plus de 500 kilomètres à faire, je me sens des ailes comme si j'étais déjà arrivé. Le vélo, son chariot et son pilote se portent tous très bien et nous avons maintenant un camarade qui pédale avec nous !

Wednesday, August 12, 2009

Du feu dans la Sierra

Nous avons décidé de mettre le cap à l'ouest vers Redding. McArthur pourrait être un bon point de destination pour cette étape. En arrivant au sommet de la colline où la route nous dévoile le panorama vers la grande vallée, nous nous trouvons face au "brouillard californien". On ne voyait même pas les collines qui se dressent en face.
En nous rapprochant de MacArthur nous avons pensé avoir affaire à un feu de forêt. La serveuse du bar nous dit qu'il y a eu de violents éclairs hier au soir et avec la sécheresse des derniers jours de nombreux foyers d'incendie sont partis.

Tuesday, August 11, 2009

Hasard ou coincidence...

Alors que je pédalais à la sortie de Jackson, j'avais rencontré Jerry qui faisait une pause sur sa route vers San Francisco. Nous avions discuté pendant une demi-heure et lorsque nous nous sommes quittés nous avions le sentiment que nous allions nous revoir bientôt.

Aujourd'hui, j'ai monté ma tente près de Wagon Wheel Motel pour mon jour de repos. En sortant du motel, je croise un cycliste tout en jaune fluo. Je me retourne, il se retourne... c'est gerry qui vient d'Alturas et se rend à Canby !

On discute et on échange des idées sur les différentes manières de rejoindre notre objectif commun. On est d'accord pour éviter les fantaisies et les détours inutiles. Nous n'avons plus d'autre objectif que d'arriver enfin. On décide de faire la route ensemble à partir de là. C'est une innovation pour moi mais pour lui, je suis déjà son troisième compagnon de route.

Vent du Sud

De retour sur l'autoroute 395 je mets le cap vers le sud. Après une vingtaine de kilomètres me voilà enfin en train de pédaler en Californie. Ca ne fait pas beaucoup de différence à l'oeil nu, dans la mesure ou je longe toujours le lac Goose qui s'assèche peu à peu.
Et pourtant, rien que d'être en californie me fais sentir à quel point je suis près de mon but. Après m'être arrêté pour manger un peu à Davis Creek, je repars sur mon vélo. Je pensais que le vent venait toujours de l'ouest, mais un mauvais petit vent du sud est là pour me rappeler que je ne suis pas encore vraiment arrivé !

Friday, August 7, 2009

Levé de soleil dans le désert

Le désert est assez glaciale pour ceux qui démarre à vélo avant 6h00 du matin. Le soleil se lève à peine au dessus de l'horizon.
Le silence m'entoure. Un vrai silence. Je repère un coyote qui traverse la route quelques mètres devant moi.
Me voilà prêt pour une course de 135 kilomètres sur l'autoroute 395 jusqu'à Lakeview. Je tiens à arriver pas trop tard dans l'après-midi pour éviter le vent qui se lève en fin de journée. Mais je prends quand même le temps de profiter de ce spectacle exceptionnel.
A gauche de la route, quelques cowboys se sont installés. Il y a quelques baraquements pour les aider à gérer le troupeau au bout d'un chemin poussiéreux auxquels on a donné le nom de Jupiner.
Le lac Albert est comme une mer fermée au milieu du désert. Sa rive nord sèche au soleil tandis que des centaines de mouettes hurlent sur les plages. Avec cette odeur si particulière d'algue, on se croirait vraiment au bord de la mer.

Thursday, August 6, 2009

Vacances...

Mes deux traducteurs préférés, Claire et Alexandre, sont en vacances. Mais le blog en anglais continue... Le voila !!

Wagontire Café

L'autoroute 395 est plutôt déserte. Elle s'étire entre Riley et Lakeview qui est mon but. Ca fait une très longue étape dans une zone désertique: pas de villes à traverser, pas de maison à l'horizon, rien sur 180 kilomètres... Même pas de chants d'oiseaux. Le vent qui siffle et le coyotte qui hurle sont les seuls sons que vous pouvez entendre ici.
A 46 kilomètres après Riley je tombe sur Wagontire: un endroit perdu avec un café, deux salles et une petite piste d'atterissage. Cherry vient de racheter l'établissement et je me dis que c'est un bon endroit pour m'arrêter pour la nuit.

Cherry me propose d'utiliser une des chambres vides de son établissement au lieu de planter ma tente. J'accueil cette nouvelle avec d'autant plus de plaisir que le temps vire à l'orage et que le vent se lève.

De temps à autres j'entends une voiture passer dans la nuit. Puis rien. Le temps ralentit. C'est une drole de sensation de passer la soirée au milieu du désert. Un peu comme sur un bateau quand j'étais marin, au milieu de l'océan.


"A desert road from Vegas to nowhere
Some place better than where you've been"

Wednesday, August 5, 2009

Paroles

Hier, je me suis arrêté dans une station-service de Harper près de l'autoroute 20/26. Bryan, le patron de la station service me confirme que les trois filles sont passés par là il y a quelques jours. Après le Pennsylvanie et Fairfields nos routes se croisent à nouveau !Aujourd'hui, après avoir franchi deux cols je les retrouve à nouveau à Buchanan. Il y a un petit musée et un centre d'artisanat au bas d'une pente. Comme c'est le seul endroit sur les 90 kilomètres de route entre Juntura et Burns pour faire le plein, je suppose que tous les cyclistes s'y arrêtent pour refaire des provisions.

Le musée ressemble à un vieux magasin d'antiquités et il est plein de vieux trucs rigolos. mon préféré a une étiquette qui annonce "crâne de bison retrouvé dans le lac Malheur en 1932 au
moment de la grande sécheresse".La dame qui s'occupe du musée a aussi un livre d'or. Je parcours les pages précédentes et je trouve ceci "Liza, Melissa et Freda, allant d'un océan à l'autre". Une rapide enquêt eùe met sur la trace d'une cleinte régulière de la station service qui vient de leur parler et qui a même le lien vers leur site Internet.

Elles existent donc bien et ce n'était pas un complot pour me faire pédaler plus vite !!!!

Monday, August 3, 2009

A quelque chose Malheur est bon

Ce comté à l'est de l'Etat s'appelle "Malheur" et comme un Malheur n'arrive jamais seul, c'est aussi le nom de la rivière qui traverse la vallée par laquelle je suis arrivé. Je suppose que ce nom a été donnée par des pionniers français pas enthousiasmés par leur périple et que la signification du nom s'est perdu. Ce qui explique que le drugstore ait pris ce nom.

Enfin, ceci dit, même les gens qui ne parle pas un mot de français ici savent pourquoi un français à appelé le parc naturel "Teton" et ce que ça veut dire.

Insouciante de notre bonheur, la rivière malheur a creusé un canyon à travers les collines rouges qui s'étendent entre Vale et Juntura et ma route serpente le long de la rivière et révèle un supoerbe panorama sur les falaises et les parois rocheuses qui encadrent les vallées vertes avec quelques ranchs épars.
Je me demande parfois si il n'y a pas des guerriers indiens qui me guettent du haut de ces collines.

More info:
* Extracted from Malheur county website: "The name Malheur is French for 'bad hour'. Legend has it some French trappers and traders were in the area searching for furs. Their trip was unsuccessful and they were attacked by Indians, a portion of the party was killed and others wounded. Because of the misfortunes of their trip, the French named the river Malheur, or loosely translated, 'unhappy river'."

Sunday, August 2, 2009

Comme c'est mignon...

Se promener à vélo permet de faire bien des rencontres en chemin, notamment avec les animaux. Enfin, en théorie du moins car le paradoxe est bien que les daims ne fuient pas à l'approche des voitures mais semblent avoir une peur bleue de mon vélo.
Lors de mes pauses je suis souvent parvenus à voir des animaux que les automobilistes ne remarquant généralement pas. Des serpents notamment, trois pour l'instant.

Ma surprise de ce matin m'attendait en haut de la Vines Hill Pass:
Depuis un certain matin dans l'Ohio ou j'ai tiré trop fort sur la toile il y avait un gros trou dans ma moustiqauire. Après cette rencontre, j'ai réparé le trou !!

Saturday, August 1, 2009

Né et élevé sur la piste de l'Oregon

La piste de l'Oregon se divise en plusieurs petites pistes. Je suis l'une d'elles, appelée "le raccourci Goodale" depuis quelques jours. Et me voilà en Oregon !! A Vale, là où l'esprit de "la piste" est presque un mode de vie.
La destination choisie par les premiers émigrants de la légende épique était en fait un peu plus au nord-ouest de l'Oregon, vers Portland. A cet endroit précis, ils étaient donc loin d'être arrivés.. et moi non plus d'ailleurs ! Mais pour l'instant le cycliste et le vélo se portent bien.

Friday, July 31, 2009

Des vrais cow-boys !

... et des cow-girls!
On peut faire du vélo au pays des cow-boys, à travers l'Idaho et le Wyoming sur des petites routes dans les terres sans voir un seul cow-boy sur son cheval. Par chance, ma route m'a conduit aujourd'hui à la Canyon county fair.

Il était tôt et les familles de tout le comté se rendaient ici pour le troisième et dernier jour de l'évènement. Exposition des animaux, musique, nourriture et Rodéo sont au programme. Le dimanche matin c'est même le moment du rodéo pour les juniors !
Laura, assise juste à coté de moi, m'aide à comprendre les règles. Dans un temps donné et avec un nombre de tentatives limité, le veau doit être attrapé. La fille de Laura concourt dans la catégorie des juniors. Il y a plusieurs divisions pour les enfants:
seniors: 14-18
Junior:11-13
Pee-wee:8-10
Mini-Mite: 7 et en dessous, la limite minimale est à 3 ans !

Cette dernière catégorie pour ceux qui sont nés cow-boys !!

Thursday, July 30, 2009

Juste au coin de la rue

Lorsque j'étais à Fairfield, j'avais entendu parler de ce groupe de trois filles qui font le même itinéraire que moi. Ce matin encore à Mountain Home, la dame qui tient la station service Sinclair m'a dit qu'elles étaient passées ici deux jours avant.

On m'avait dit qu'elles comptaient emprunter le route Interstate en direction de Boise et pas les petites routes de l'arrière-pays que j'avais prévu de prendre. Plus joli mais plus lent !

La carte détaillée montre qu'il y a aussi une petite route qui longe l'Interstate sur une trentaine de kilomètres. Cela suffit à me convaincre de parcrourir les 25 kilomètres restants sur l'Interstate. Mais après une quinzaine de kilomètres je me retrouve dans un cul-de-sac.

Il n'y a personne à qui je puisse demander demander mon chemin. Finalement je parviens à arrêter une voiture: "vous allez tout droit par là, puis vous arriverez à un carrefour en "Y" et vous prenez celui-là" dit-elle en pointant la gauche, "c'est juste derrière".

Je repars. La route passe sur une petite colline alors je m'imaginais naïvement que le fameux carrefour serait "juste derrière". Mais non. Je dois continuer sur près de 5 kilomètres pour trouver la bifurcation avec la branche de gauche du "Y" qui est en réalité un petit chemin poussiéreux.
Ceux qui habitent dans des grands espaces ouverts comme ici ont visiblement une notion du "juste à coté" qui leur est propre !

Sunday, July 26, 2009

Small is beautiful


Après une bonne nuit de repos et un solide petit-déjeuner, je me sentais en plein forme au moment de quitter Arco pour rejoindre Carey, 70 kilomètres plus loin. Je sentais bien que j'allais vouloir étirer cette é&tape un peu trop courte, même si cela impliquait de ne plus avoir de lieu pour dormir le soir. Après le cratère de la lune, Carey, Picabo ("eau brillante" en indien), je suis arrivé à Fairfield, une petite ville de 395 personnes sur l'autoroute 20 en direction de Mountain Home.
J'aime ce genre de petite ville, complètement en dehors de l'univers organisé des grandes métropoles. le bâtiment des services forestier vous accueille à l'entré&e de la ville et vous propose tout un tas d'informations. Je m'approche d'un Ranger et le questionne sur les campings à Fairfield. Il me répond que je peut poser ma tente dans le parc de la ville si je veux.
" Y-a t'il des douches par là ?" je lui demande
- Non, mais près du parc il y a un vieux lavomatic avec un évier et une vielle douche. Rien d'exceptionnel, mais si vous voulez c'est à vous.

Et ça a marché très bien ! J'ai trouvé la douche dans un bâtiment en bois qui avait l'air abandonné, j'ai trouvé le parc le long d'une route poussiéreuse en face de la petite église. C'était comme dans l'ancien temps, quand mon père était "jeune, beau et libre" et qu'on pouvait aller camper en posant sa tente dans les champs.
A peine ma tente installée à l'ombre d'un grand arbre, un écureuil est venu me voir pour inspecter un peu son nouveau voisin.

Thursday, July 23, 2009

Adoptez une autoroute

On trouve cela partout, le long des routes américaines, ou du moins le long de celles que j'ai empruntées jusqu'à présent:



C'était un mystère pour moi, Français. Aujourd'hui, entre Idaho Falls et Arco, j'ai fait un long voyage solitaire de 66 mi (106 km), buissons et three 'buttes' comme on les appelle.



Et ce n'est pas la soit-disant "rivière perdue" qui eut aider à se sentir moins seul. Le Département des Transports d'Idaho a mis en place un programme de volontariat permettant à des groupes ou des organisations d'adopter deux miles de section d'autoroute. Adopter veut dire que les volontaires vont nettoyer cette partie; et avoir leur nom sur un panneau.

Toutes sortes d'organisations adoptent une section au service de leur communauté : les églises, les scouts, employés de telle entreprise, particuliers... Vous pouvez également sous traiter à une entreprise privé ... mais "c'est pas du jeu!" (en français dans le texte)

Mon petit Mont Ventoux

Alors que la vingtième étape du Tour de France finira bientôt au sommet du Mont Ventoux j'ai gravi ce matin mon "ventoux" personnel: le Teton pass à la sortie de Wilson. C'est une route de 9 kilomètres avec un passage de 6 kilomètres avec une côte de 10%. Bon, pas aussi dur que la vrai Mont Ventoux mais tout de même !

Ici, à Jackson Hole, cette côte est est une petite légende, tout le monde ne parle et ne pense qu'au Teton et plusieurs personnes m'ont mis en garde sur le dénivelé de la côte avant que je n'entreprenne son ascension. Il y a même sa course une fois l'an, le 25 juillet ou tout le monde dans le village s'élance pour gravir le Teton.

Selon la légende, la personne la plus rapide a escaladé le Teton en 30 minutes. J'ai mis 1 heure et 20 minutes mais je suis quand même arrivé là-haut avant Bob (Bob, vous savez... mon chariot !)

Notes détaillées sur la course:
J'ai beaucoup cherché de documentations sur le Teton et n'en ayant pas trouvé beaucoup, j'apporte ici ma contribution à ce sujet. Pour arriver à la Teton Pass il y a deux chemins possibles. La vieille route, qui est interdite aux engins à moteur, et la route classique. J'ai choisi la vieille route, qui est superbe, à travers des paysages naturels et authentiques avec des oiseaux qui chantent et une magnifique vue sur Jackson Hole qui ne fait qu'embellir au fil de l'ascension.

La vallée de Teton est à 1900 mètres d'altitude, l'autoroute 22 vous conduit directement de Jackson à Wilson et de là à travers la col qui culmine à 2570 mètres.
Le Teton Pass est à 9 kilomètres de Wilson mais la partie raide de la route ne fait que 6 kilomètres. Depuis Wilson on trouve l'entrée de la vieille route en empruntant l'autoroute 22 sur 1500 mètres (il y a une piste cyclable sur la gauche de la route). Puis sur la gauche, suivre le chemin qui va vers la "trail creek trailhead", à 1975 mètres d'altitude. Environ 1 kilomètres et demi après vous arrivez à un parking. Au bout de celui-ci il y a une barrière qui ouvre sur la vieille route. A partir de là ça monte assez raide.
Après environ 2 kilomètres la pente s'adoucit un peu et on peu reprendre son souffle pendant quelques instant avant de redémarrer très fort.
On passe alors devant une seconde barrière et une centaine de mètres après a vieille route rejoins la nouvelle pour atteindre le col. La qualité du revêtement est plutôt bonne sur cette route de Teton. En tout cas bien adaptée aux cyclistes, sans fissures ni craquelures même si j'ai trouvé des petits graviers aux alentours de la deuxième porte.
En redescendant vers l'Idaho il n'y a plus qu'une seule route et elle descend assez franchement. J'ai du m'arrêter plusieurs fois pour laisser refroidir ma roue.

Wednesday, July 22, 2009

Rodéo et Jet-Set

Jackson dans le Wyoming était mon objectif de la semaine. D'après ce que m'avaient dit d'autres cyclistes rencontrés en chemin, cette ville était une sorte de "Saint-Tropez" au pays des cow-boys et des rodéos. Les stars et les politiciens viennent en avion passer leurs vacances ici. L'Amérique authentique, le plein air et la vie à la campagne à portée d'aéroport pour les élites des villes.

La ville elle-même, bien que très touristique, est assez jolie avec plein de galleries d'art et de lieux de sorties.

Je me suis retrouvé cet après-midi à Wilson, juste quelques miles plus loin sur la route vers l'Idaho. Voici ma position sur la carte à la fin de cette sixième semaine.


D'un poit de vue sportif ça a été la semaine la plus dure depuis le début. Particulièrement la partie entre Riverton et Dubois qui m'a lessivée. Le vélo et le chariot tiennent le coup.